
La mère de Conor est en train de s’éteindre doucement, traitement anti-cancéreux après traitement alternatif, de leur maison à l’hôpital, le jeune garçon le sait mais il ne veut pas le savoir. Coincé entre le harcèlement de ses camarades de classe et l’autoritarisme de sa grand-mère, un père absent remarié, Conor se réfugie toutes les nuits dans un imaginaire à la fois terrifiant et réconfortant qui prend la figure d’un arbre gigantesque, à la fois monstrueux et affectueux, qui représente l’inconscient refoulé, ce qu’on ne peut pas accepter consciemment. Connor peut-il à la fois adorer sa mère et souhaiter que cessent enfin les souffrances endurées par les deux partis puisque la mort se profile, inéluctable, incontournable? En le protégeant de la vérité le jour, la mère de Conor, le condamne à ne pas la supporter et l’arbre monstrueux va lui enseigner la nuit le travail de deuil, la nécessité et la légitimité du chagrin pour affronter et accepter cette vérité.
(3,5 / 5)
