
Paris-Cinéma a mis cette année la clé sous la porte, immergé dans sa désorganisation chronique malgré sa bonne volonté, et, cette année, privé de budget. Cependant, Paris-Cinéma, programmation généraliste, aux salles de cinéma éparpillées dans toute la ville ne jouait pas sur le même registre que le Champs Elysée Film Festival : ce dernier est centré justement sur toutes les salles les Champs Elysées comme uniques lieux de projections et conserve une orientation bicéphale inchangée depuis sa première édition : les films indépendants US et les avant-premières françaises et US.
Cette année, des hommages bien tentateurs : William Friedkin dont je viens de finir les mémoires (« Friedkin connection ») où il raconte les déboires de son film préféré « The Sorcerer », remake du « Salaire de la peur » de Clouzot, dont on pourra ici voir la version définitive, telle qu’il la voulait. Une nuit Friedkin avec également « Cruising » (thriller culte, honni à sa sortir, renié par Pacino), « L’Exorciste » (version modifiée plus rédemptrice, je suppose, cf. le livre de Friedkin), etc… Sans oublier le magnifique « To live and die in LA » avec cette poursuite en voiture entrée dans la légende (non préméditée par le réalisateur).
Hommage à Alan Parker que j’ai pu rencontrer lors d’une soirée doc organisée par OCSTV et qui avait justement dit son regret que son film le plus autobiographique et intime « Shoot the moon » soit passé inaperçu à sa sortie. Ce film est au programme du CEFF.

Donc, comme je le disais tantôt sur Twitter (on est dans une constellation blog + réseaux sociaux…), le festival ouvre demain soir ses portes au public pour la soirée d’ouverture, autrefois privée sur invitation, avec le film « Valley of love » de Guillaume Nicloux où les deux monstres sacrés que sont devenus Huppert et Depardieu s’affrontent dans la désert de la mort, comme suite à une lettre posthume de leur fils, perdu de vue.