
En découvrant l’autre jour « La Femme en question » d’Anthony Asquith, dont je ne connaissais que le film mièvre « The VIPs » (1963) avec Liz Taylor et Richard Burton, cela m’a donné envie de voir son film suivant « The Browning version »
Ce qui est très intéressant dans « The woman in question » (« La Femme en question », 1950), polar sur l’assassinat d’une femme qu’on aurait dit à l’époque « de mauvaise vie », c’est que chaque personnage l’ayant fréquentée a connu une femme différente. Ici, dans « The Browning version » (1951), il s’agit de tout autre chose, c’est un mélodrame sec sans pathos et qui pourtant émeut au bord des larmes.
Le professeur de littérature Andrew Crocker-Harris est sur le point d’en terminer avec 18 ans d’enseignement dans un collège où il est détesté ou méprisé ou les deux, surnommé « Le croulant » ou « le Himmler de la classe de troisième » par ses élèves. Dans la vie de Crocker-Harris, tout est constat d’échec : son épouse le trompe sous son nez avec le séduisant prof de sciences, ses ambitions pédagogiques ont pris l’eau, sa santé précaire l’oblige à accepter un poste minable où il sera mal payé, cerise sur le gâteau, le proviseur du collège lui refuse la pension complémentaire de revenus à laquelle il avait droit, alors sa femme l’insulte, menace de le quitter mais n’est-il pas déjà mort depuis longtemps?
(4,5 / 5)
