« The Night of the generals » (« La Nuit des généraux ») : guerre et folie

Réalisateur / Date de sortie
Anatole Litvak, 1967
Affiche
Pitch
En 1942, sur fond de Seconde Guerre mondiale, une prostituée est assassinée à Varsovie. Le major Grau, chargé de l'enquête, soupçonne un des trois généraux allemands en place. Soudain, Grau est muté à Paris où un complot contre Hitler qui est en train de se tramer...
Notes
photo Columbia
photo Columbia

 

A Varsovie en 1942 a lieu un crime horrible : une prostituée, par ailleurs agent allemand, est massacrée. Le concierge, enfermé dans un local sanitaire, ne voit qu’une chose par la fente de la porte : un pantalon gris avec une rayure rouge, l’uniforme des généraux allemands. Quand le colonel Grau fait son enquête, on lui donne cette information. Obsédé par ce crime, Grau ne tarde pas à être muté à Paris sans bien comprendre pourquoi où il se lie d’amitié à l’inspecteur Morand, chef dans la Résistance. Deux ans plus tard à Paris, 1944, un groupe de généraux allemands complotent contre Hitler qu’ils voudraient remplacer par Rommel. Afin d’éloigner leur confrère, le général Tanz, Hitlérien convaincu, personnage cruel et solitaire (on verra comment il « nettoie » Varsovie au lance-flammes avec un plaisir sadique), les deux généraux Gabler et Kahlenberger, eux-même insurgés, le persuadent de prendre deux jours de congé dans la capitale, ce qui ne lui plus arrivé depuis des années. Malheureusement, dans la cohue d’un attentat raté contre Hitler, un second crime d’une prostituée dans le Paris de 1944, identique à celui de Varsovie en 1942, passe un peu inaperçu excepté pour le major Grau. Gabler et Kahlenberger condamnés pour trahison par Tanz, ce dernier tue Grau qui le dérange. Les crimes auraient pu être presque parfaits… si à Paris la nuit du meurtre de la seconde prostituée, Tanz, devenu presque fou, n’avait appelé son chauffeur sur les lieux du crime, pourquoi? Officiellement pour vérifier ce qu’il lui avait dit plus tôt dans la journée : qu’un général (sorte de dieu) passait avant un simple soldat et qu’il ne tienne qu’à ça que le chauffeur soit accusé à sa place. Devant le refus du soldat, étonnamment, Tanz, qui ne supporte pas qu’on évoque la mort dans la vie civile, qui lui-même a tué tant de gens pendant la guerre, dans un moment de lassitude, a laissé son chauffeur en vie, et l’a même payé pour fuir la France…

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Note du film
4 out of 5 stars (4 / 5)
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Julivaldo