
Curieux que dans le bonus du DVD, Peter Biskind (auteur du « Nouvel Hollywood ») affirme que Robert Rossen (« L’Arnaqueur »), paria comme Elia Kazan pour avoir dénoncé des confrères lors du Maccarthysme, ait fini sa carrière par un film raté, ce « Lilith » que j’ai personnellement trouvé magnifique. Ce que Biskind lui reproche en deux mots? La faiblesse de la caractérisation des personnages et pourtant, le clés sont données par petites touches…
De retour de la guerre, Nouvelle Angleterre, Vincent Bruce trouve un emploi dans un asile psychiatrique pour riches pensionnaires. De Vincent, on sait qu’il vit avec sa grand-mère et possède la photo de sa mère morte dans sa chambre dont on laissera entendre plus tard qu’elle était folle, elle aussi… Lors de son entretien d’embauche, sa motivation est de faire quelque chose de bien dans sa vie, il est alors engagé en tant qu’aide-rééducateur dans cet asile chic d’aliénés bien qu’il n’ait aucune expérience dans ce domaine. Très vite, Vincent tombe amoureux de la plus belle et la plus vénéneuse des pensionnaires, Lilith (qu’on découvre de dos derrière un grillage, longue chevelure blonde), diagnostiquée comme schizophrène, enfermée depuis l’âge de 18 ans après la mort accidentelle de son frère.
(4 / 5)


