


Marlène vit seule avec Elli, une petite fille de 8 ans. Elle s’apprête à se remarier dans une robe de princesse mais elle trompe son mari le soir même de la réception de mariage. Car tout ce qui intéresse Marlène, ce sont les robes en strass, les maquillages à paillettes afin de faire la fête et séduire les hommes, tous les hommes… Néanmoins, Marlène est déçue que son nouveau mari ne lui pardonne pas son incartade et ne cesse de lui téléphoner. Une seule solution pour se remonter le moral avec sa meilleure amie, aussi vraie brune qu’elle est fausse blonde platine, refaire la fête. C’est dans une boîte de nuit qu’elle tombe sur un mec chelou qui l’embarque et, sans réfléchir, elle abandonne sa fille qui pourrait entraver sa nouvelle relation, une de plus. Elli, livrée à elle-même se lie d’affection avec un homme gentil rencontré par hasard qui habite une caravane sur la plage. Il ne sait pas trop quoi faire d’elle mais finit par s’attacher à cette enfant perdue qui voudrait tant qu’il soit son père…

On a ici un portrait de femme bovaryste transposée dans la société de l’image, incapable d’accepter sa vie et ses responsabilités, avec une seule possibilité d’échappatoire, la modification de son image pour devenir une séductrice caricaturale et la fuite en avant avec des hommes. Une femme triste et superficielle, obsédée par le schéma que seule son image modifiée par les artifices lui apportera des hommes providentiels pour échapper à la réalité. En devenant ce clone vulgaire de magazines, trop blonde, trop maquillée, les robes trop moulantes, trop courtes, trop tout, elle échappera, en premier lieu, à elle-même.
(2,5 / 5)