

Malgré un accord de 5 ans avec le directeur général de l’usine où les ouvriers ont accepté de travailler 40h en étant payé 35h et de renoncer à leurs primes, le couperet tombe au bout de deux ans, l’usine va fermer, c’est la décision du groupe allemand qui la possède comme bien d’autres usines dans le monde. Motif officiel invoqué : le manque de compétitivité. Traduction : malgré un chiffre d’affaire excédentaire, les actionnaires, véritables propriétaires des usines, ont décidé de fermer une entreprise qu’ils trouvent peu compétitive en France en espérant augmenter encore leurs dividendes en la délocalisant dans un pays où la main d’œuvre est sous-payée. Peu importe que 200 personnes perdent leur emploi, et, en conséquence, leur maison achetée à crédit qui appartient aux banques qu’ils ne pourront plus rembourser, voire leur famille qui ne le supportera pas.

C’est la loi du marché. C’est ce que nous vivons aujourd’hui près de chez nous tous les jours… Ce qu’on voit à la TV avant que ce soit notre tour de rejoindre la majorité silencieuse des victimes précarisées de la mondialisation sauvage, quand après l’éradication des couches dites populaires, la classe moyenne, dans la foulée, sera à son tour décimée, ce qui est en ce moment au programme. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un 1% d’ultra-riches possédant 90% des richesses mondiales, population aussi minuscule qu’omnipotente dont la quête insatiable de profit est en train, soit dit en passant, de trucider la planète. La vengeance des «nouveaux pauvres» créés par le troisième millénaire, une population qui voulait simplement garder son outil de travail, ses acquis sociaux et vivre dignement, sera-t-elle celle écologique de la nature?
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