
Sofiane revient dans sa famille qui habite les quartiers nord de Marseille, ghettos du trafic de drogue où beaucoup de familles en vivent en fermant les yeux sur la provenance de l’argent pour régler les notes et le loyer. Décalé par rapport à ses copains et son frère, un caïd local, Sofiane a l’air d’un touriste, en short et polo, dans sa propre cité. Mais il provoque également le respect du mec qui s’en est sorti, a eu la chance et la volonté de faire des études. Soudain, un coup de feu tandis que déjeune toute la famille de Sofiane, son frère vient d’être abattu sous leurs fenêtres, victime d’un règlement de comptes. Si tous, malgré le chagrin, acceptent, voire banalisent, puisque c’est leur quotidien, Sofiane, lui, est prêt à tout pour venger son frère. Il intègre le carré des trafiquants qu’ont formé ses amis d’enfance : après des réticences pour l’intégrer au groupe, on lui apprend à tuer sans états d’âme (scènes glaçantes où lui apprend comment « fumer » un mec, ensuite, on jette de l’essence sur le mort et on allume un briquet qu’on jette sur le cadavre sans se retourner), en retour, Sofiane leur apprend à affiner leur business plan afin d’augmenter les bénéfices… Mais les amitiés d’enfance n’existent plus dans le business, et ce qu’il en reste (les faibles dont le meilleur ami d’enfance seront éliminés) est à la solde des boss des filières de la drogue et la vérité sur la mort du grand frère de Sofiane sera cruelle…

(3,5 / 5)