
Si cette mini-série en 5 épisodes se distingue des autres thrillers sur les serial killers, notamment « Hannibal », c’est qu’elle dérange de manière beaucoup plus insidieuse et surtout par les scènes de crimes en présence d’enfants « qui se trouvent là », je pense à une scène où la soeur pose son bébé sur le lit de sa cadettte qui vient d’être étranglée, à celle où le petit garçon voit, par la fenêtre, son père, flic, se faire tuer dans la rue, le plus horrible étant naturellement la fille du serial killer dans la chambre de laquelle le père cache ses « trophées, sujette aux cauchemars, fillette maquillée dansant une maladroite chorégraphie devant son père, très dérangeant…
Après le meurtre d’Alice Monroe à Belfast, jeune femme récemment divorcée d’un type pas net, enquête où la police Irlandaise piétine, on fait appel au superintendant Stella Gibson qui débarque des USA. Très vite, Stella Gibson suspecte un meurtrier en série et fait le lien avec une affaire analogue non résolue, mais son hypothèse déplait. Pourtant, un troisième meurtre commis également par strangulation (et encore sur une jeune trentenaire brune) confirme sa thèse. Pendant ce temps, Paul Spector, psychologue de métier, père de famille apparemment accompli, commet ses crimes durant la nuit, pistant ses futures victimes dans la journée, prétextant à son épouse qu’il sort travailler de nuit. Une épouse opaque et robuste qui travaille dans un service d’obsétrique. Peu à peu, la mécanique parfaite de Paul Spector se détraque, il prend davantage de risques, loupe ses « crimes parfaits »…