
Le chien, objet de fixation de toutes les frustrations, de toutes les névroses, de toutes les cruautés invisibles et licites, voudrait se lover sur un lit douillet comme dans la chanson du générique
« … (Il) cherche un foyer pour enfin se reposer »
Un teckel va être trimballé d’un sketche à l’autre qui ont au début un lien entre eux, puis, aucun : adopté par les parents d’un enfant leucémique, le père cherche à faire de l’autorité avec des théories dans le genre « il faut casser sa volonté, le dompter ». Le pauvre animal est enfermé dans une cage dans la buanderie, et quand on le libère, rien ne va plus, le père monstrueux s’en va un matin le faire euthanasier pour s’en débarrasser. Mais l’assistante le vole et transfére sur le chien ses désirs de maternité. Rencontrant son ex devenu junkie, après des pérégrinations, le chien atterrit chez le frère et son épouse, tous deux trisomiques.
Adopté par un scénariste raté, prof de scénario démodé qui en fera une bombe humaine pour se venger du monde entier et sauvé in extremis par la police. Renommé « Cancer » par une grand-mère malade et acariâtre, que la vieillesse accable, le chien n’aura la paix que dans un autre monde…
(5 / 5)