
Stanley Kwan n’a pas la notoriété internationale d’un Wong Kar-waï, même si il fait partie de cette troisième « Nouvelle vague» de cinéastes hongkongais apparue dans les années 80. Si, au début, le cinéaste fait appel à des acteurs célèbres afin de se faire connaitre, de développer son style et son propos, il reste en marge d’un cinéma commercial et populaire.
Amours déchus (1986, inédit en France), son second film, bien que salué par la critique n’atteint pas le public. Avec Rouge (1987, produit pas Jackie Chan), Stanley Kwan accède à la célébrité et les stars du cinéma hongkongais se bousculent alors à sa porte. Tony Leung (révélé par In the mood for love) et Chow Yun-fat (Le Syndicat du crime) jouaient déjà dans Amours déchus. Les rejoindront Leslie Cheung (Adieu ma concubine) dans Rouge, Maggie Cheung (Nos années sauvages) dans Center stage (1991). Center Stage (1991), meta-biopic sur la Greta Garbo chinoise, l’actrice Ruan Lingyu, star du muet, fait franchir au réalisateur les frontières de l’international. Les quatrième film proposé, Lan Yu (2001), adaptation d’un roman publié par le cinéaste anonymement sur internet, est plus confidentiel, intime, réflexion romancée sur l’identité et le poids des conventions.
Quatre films vont être repris en salles en avril dans une version restaurée.
AMOURS DÉCHUS (UES) (1986) / INÉDIT en France

ROUGE (1987)

CENTER STAGE (1991)

LAN YU (2001)




Pékin, fin des années 80. Le fils d’une famille aisée, golden boy à qui tout réussit extérieurement, cache son homosexualité à son entourage excepté à son employé le plus proche qui lui présente de jeunes gens ; ainsi, un soir, il rencontre un étudiant en architecture débarqué de province avec qui il noue une relation qui bascule dans la passion bien que tout oppose ces deux hommes.