

« Queen and country » se passe neuf après « Hope and glory » (« La Guerre à sept ans », 1987), un film inspiré de l’enfance du réalisateur avec sa mère à l’époque du Blitz, leur maison détruite. Dans « Queen and the country », l’action se déroule en 1952 quand le réalisateur, 18 ans, fut appelé sous les drapeaux comme tous ses compatriotes anglais du même âge. Tout ce qu’il raconte dans le film est inspiré de faits réels ou tels qu’il les a vécus.
Bill Rohan, 18 ans, pense avoir l’avenir et des grands amours à vivre devant lui quand il est appelé pour effectuer deux années de service militaire en qualité d’instructeur dans un camp d’entraînement pour jeunes soldats anglais en partance pour la Corée. Bill se lie d’amitié avec Percy, un farceur amoral, principalement occupé par une mission interne sans lustre : remettre à sa place leur instructeur rigide, le sergent Major Bradley, qu’il considère comme leur bourreau. Percy vole l’horloge du régiment, provoquant le chaos dans le camp d’entraînement.
Bill, lui, voit plus loin, choqué des absurdités de cette guerre, apprenant, par exemple, que le général Mc Arthur envisage de lâcher une bombe atomique sur la Chine (opération stoppée à temps par Truman), prend l’initiative de décourager un soldat anglais d’aller en Corée, il est alors arrêté pour avoir détourné un militaire de son devoir. Malgré tout, l’amitié de Bill avec Percy allège moralement sa mission, les deux compères tentent parfois des sorties pour rencontrer l’impossible : l’âme soeur.
(3,5 / 5)