
« Le Pont des espions » raconte l’histoire d’un avocat, James Donovan (Tom Hanks), qui est affecté à la défense d’un espion russe, Rudolf Abel (Mark Rylance), débusqué aux Etat-Unis dans les années 50, en pleine guerre froide. Donovan, avocat expert en assurances, à Brooklyn, avait été autrefois substitut du procureur au procès de Nuremberg. Bien que conscient qu’il va mettre en danger sa tranquillité et celle de ses proches, que s’afficher avec un « rouge » est particulièrement mal vu aux USA, voire dangereux, conséquence de la guerre froide avec l’URSS, Donovan accepte de défendre Rudolf Abel. Pourquoi accepte-il? Afin qu’un accusé, quel qu’il soit, puisse bénéficier d’un procès équitable, parce que Donovan, homme simple et altruiste, croit à la démocratie et aux droits de l’homme.
Rudolf Abel, habitant NY depuis des années, était chargé de faire passer des messages codés en URSS, quand Le FBI l’arrête, il refuse de coopérer et de trahir son pays (la Russie lui en sera-t-elle reconnaissante? On verra cela vers la fin du film…), il est alors enfermé dans une prison fédérale américaine en attente de son procès.
La CIA imagine ensuite, avec pour négociateur James Donovan, un échange (qui se passera à Berlin, il y aura in fine un double échange, il voit voir le film…) avec un aviateur américain, Francis Gary Powers, dont l’avion, en mission de reconnaissance, avait été abattu en Russie. Une histoire vraie qui avait frappé le jeune Spielberg qui a grandi durant la guerre froide, les Etats-Unis alors en pleine paranoïa, redoutant une attaque soviétique.

(3,5 / 5)