

C’est l’histoire d’un premier amour pour Arthur qui veut monter de Rennes à Paris et d’un dernier amour pour Jacques, écrivain renommé venu donner une conférence à Rennes, dont les jours sont comptés. C’est l’histoire d’un amour fou qui n’aura pas lieu, faute de temps… d’autant plus beau qu’il aurait pu l’être, si…
Etudiant en cinéma à Rennes en 1993, Arthur a une petite amie le jour mais préfère les hommes la nuit, il n’est pas dans la duplicité et le mensonge mais il se cherche, comme on dit. Sa rencontre météore à Rennes avec Jacques, va agir comme un détonateur, il tombe aussitôt amoureux de cet homme et réciproquement. Les deux hommes s’écrivent et cet amour condamné va surtout se vivre par défaut, vite et à distance, le plus souvent par écrit, après tout Jacques est un écrivain confirmé. Mais quand Arthur monte à Paris, Jacques est sous perfusion, soudainement, le SIDA, qu’il jugulait à peu près jusque là, s’est radicalisé, les infections opportunistes* qu’il redoutait tant l’ont rattrapé.

* le système immunitaire étant au plus bas chez les malades du SIDA, on parlait à l’époque d’infections opportunistes. Il faut bien se souvenir qu’en 1993, la découverte et l’utilisation des trithérapies permettant de vivre avec le virus du SIDA n’est pas encore au programme, le taux de mortalité des patients contaminés approche alors 100/100.
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