
C’est le polar coréen multi-primé dont on a dit souvent qu’il avait révolutionné l’univers du polar. Il n’a pas pris une ride car c’est un chef d’œuvre. Une enquête à la « Zodiac » où on ne connaîtra jamais l’assassin, ce serial killer qui obsède deux inspecteurs stupides et bornés d’une bourgade coréenne près d’une mine auquel on a adjoint un inspecteur mandaté de Séoul, spécialisé dans les serial killers, l’inspecteur Jeo, qu’ils ont du mal à supporter.

Un plan au soleil et ce sera le seul (je crois qu’il y en a un autre vers la fin du film) : un petit garçon trouve sous une dalle en béton le cadavre d’une jeune femme, ligotée, avec sa gaine sur la tête. Les deux inspecteurs en viennent vite à soupçonner le fils débile et dégénéré d’un restaurateur qui avoue ce qu’on veut. Mais l’inspecteur Jeo comprend qu’il a été incapable de faire des noeuds sophistiqués sur le cadavre. Dépitée, la police le relâche. On trouvera ainsi d’autres coupables qui ne sont pas coupables…
Mais l’inspecteur Jeo à observé que le meurtrier agit toujours un jour de pluie sur des jeunes femmes habillées en rouge et une musique peu connue demandée régulièrement par un auditeur à une radio (« Lettre triste »), une chanson très triste. Ce qui aboutit à arrêter un ouvrier de l’usine, obsédé sexuel à ses heures, qui possède un slip en satin rouge. Encore une bévue…
On en est à présent à 6 victimes…

(5 / 5)