« Mapplethorpe: look at the pictures » : Patti is missing… #Deauville2016…

Réalisateur / Date de sortie
Fenton Bailey et Randy Barbato, sortie 21 décembre 2016
Affiche
Affiche Festival
Pitch
Du gentil fiancé de Patti Smith, le photographe Robert Mapplethorpe , dévoré d'ambitieux, a passé sa courte vie à construire son personnage et son œuvre...
Notes
Robert Mapplthorpe et Sam Wagstaff, son premier compagnon et mécène
Robert Mapplethorpe et Sam Wagstaff, son premier compagnon et mécène

Quand on a lu la biographie « Just kids » écrite par Patti Smith, après la mort de son mari, car elle avait promis à son ancien compagnon de jeunesse, Robert Mapplethorpe, sur son lit de mort, d’écrire leur histoire et elle a tenu sa promesse. Le livre à eu un succès phénoménal et la plupart des gens voient aujourd’hui le photographe Robert Mapplethorpe comme l’ancien fiancé de Patti Smith. Du temps de leur arrivée à New York, chacun venant de sa province, les deux jeunes gens partageaient tout et passaient leurs nuits à écrire et dessiner, d’un studio minable au mythique Chelsea Hotel. Mais Mapplethorpe est attiré par les hommes et, si toute sa vie, il aime Patti Smith, son double, sa jumelle, elle n’intervient pas dans ce documentaire riche en témoignages. Ce doc traité essentiellement de la seconde partie de la vie de RM : du temps de Patti Smith, il ne prenait jamais de photos, elle l’y encouragera, lui offrira un Polaroïd.

Patti Smith et Robert Mapplethorpe, le lien indéfectible
Patti Smith et Robert Mapplethorpe, le lien indéfectible

On apprend dans le doc que le père de RM était un passionné de photo et que son fils, par ricochet, détestait ça. Cadet d’une famille de quatre enfants, le Petit Robert est le préféré de sa mère mais de son propre aveu, ça ne lui suffit pas (le doc passe très intelligemment une bande enregistrée d’une interview fleuve de l’artiste et il y raconte l’essentiel des clés de sa vie, très bonne idée cette interview-confession de RM qui traverse le doc). Interviews timides de ses anciens amants et amis, ceux de la période sulfureuse photo. Seul un d’entre eux ose dire « il y avait du Satan en lui » en s’excusant de le démolir. Mais c’est justement le problème du film : diabolisé de son vivant, Robert Mapplethorpe dont les photos se vendent aujourd’hui à prix d’or (le film démarre dans une fondation US qui possède, par donation, la plus grande partie de ses œuvres et chaque conservateur du musée, des femmes le plus souvent, s’extasie à chaque page tournée..), est aujourd’hui célèbré au point que l’on frise dans ce documentaire l’hagiographie.

Un témoignage paraît plus sincère, celui de son petit frère qu’il avait engagé comme assistant dans son studio. On a le sentiment que RM passait ses nuits à élaborer ses œuvres dans les lieux les plus sombres de Manhatan, exploitant ses pulsions sombres, sa dark side, dans l’enfer SM extrême du « Mine shaft » (lieu de tous les excès de SM ultra, situé sur les docks de Manhattan), se mettant parfois lui-même en scène sur les photos, et passait ses journées à construire son personnage, victime d’une ambition dévorante. Son frère dira à la fin du doc ce qui paraît le plus plausible : il a passé sa vie à construire Robert Mapplethorpe, y sacrifiant son existence. Mort en 1992 du SIDA, cet homme si beau au visage d’ange, devenu un vieillard, organisa ses adieux dans une somptueuse réception chez lui dans les beaux quartiers de la ville.

Twitter
http://twitter.com/Cine_maniac/status/772496743976013825
Diffusion
FESTIVAL de #Deauville2016 ETRANGE FESTIVAL #2016
Note du film
3.5 out of 5 stars (3,5 / 5)
Avatar photo
Julivaldo