
Gabrielle, aujourd’hui épouse rangée, accompagne son fils au concours du Conservatoire de Lyon. Soudain, le nom et le numéro d’une rue, sur une des boîtes aux lettres « Monsieur Sauvage ». Elle sort précipitamment de la voiture.

Flash-back sur l’adolescence de Gabrielle atteinte de crises imputables officiellement au « mal de pierre » (ancien nom des calculs rénaux) mais surtout à sa soif de libérer une sensualité irrépressible (scènes lascives seule de l’eau) qui affole sa famille. On est en province des années 50 dans la campagne. Quand Gabrielle essaye de séduire en vain son professeur, qui lui a donné bêtement (ou perversement) à lire « Les Hauts ses Hurlevents », ce qui galvalnise ses pulsions, remise à sa place, elle se jette dans un caniveau de dépit. De guerre lasse, ses parents lui achètent un mari en la personne de José , un ouvrier agricole espagnol de la ferme qui a fuit Franco. Elle accepte pour échapper à l’asile mais elle prévient son futur mari qu’elle ne couchera pas avec lui. Le couple s’installe à La Ciotat, José y monte une entreprise de maçonnerie rentable mais, bien cette vie monotone lui soit supportable, elle est indifférente à tout. À l’occasion d’une cure thermale en Suisse, Gabrielle (Marion Cotillard) rencontre le lieutenant Sauvage (Louis Garrel), un officier très chic, blessé, alité, démoli par la guerre, dont elle s’obsède.

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