

Née aux Açores, sur une île marquée par tradition et religion, Ana rêve d’un ailleurs, de liberté, de la possibilité du désir. Sur place, elle est attirée par la rayonnante Chloé et se lit à la communauté Queer locale.
Une île paradisiaque, perdue au milieu de l’Atlantique, vue de loin. Une île engoncée dans le sens du devoir, le patriarcat, les interdits religieux, le poids des traditions, vue de près. Ana a un frère, Telmo, qui travaille sur place, sans remettre sa vie en question. D’Ana, douce et volontaire, sa mère ne comprend qu’une chose : Sa fille veut partir. Comme Luis dont le père accepte mal les tenues extravagantes et le maquillage. Cependant, à l’occasion d’un pèlerinage, le père, bourru, emmène Luis.
Il y a une dimension documentaire dans ce film, lent et erratique, sur la quête d’identité. Une recherche identitaire qui suppose un certain courage dans cet environnement hostile mais qui s’avérera être moins figé qu’il n’y parait.
Il faut se laisser porter par ce film à la croisée du doc et de la fiction. Malgré des passages intenses, émouvants, je suis restée extérieure au récit qui est davantage une aventure intérieure qu’un film romanesque.
«Vouloir quelque chose, c un péché?
quand je veux qq chose, je le veux vraiment» (Ana, début du film)
BO : Porque te vas.
https://music.youtube.com/watch?v=CZO6SQE23pE&feature=share

(3 / 5)
