
Alain Cavalier s’est plutôt appliqué à faire le portrait d’un homme que de parler de la guerre d’Algérie, encore moins de donner son avis sur le conflit, il veut montrer les dégâts humains d’une guerre injuste pour tous les partis en se focalisant sur Thomas (Alain Delon), ancien soldat, déserteur mais qui a conservé le respect de la hiérarchie, que son ex-commandant, engagé activement dans l’OAS, appelle pour une mission pourrie qu’il lui paye très cher : c’est le prix de son retour en France car Thomas n’en peut plus. Il s’agit de séquestrer dans un appartement vide une avocate huit jours durant en compagnie d’un pied-noir borné qu’il va être obligé de le tuer pour porter assistance à l’avocate, enfermée dans une salle de bains. Poursuivi par une spirale de mort qui ne le lâchera plus, Thomas a déserté après qu’il n’ait pas pu sauver un camarade. Engagé par son ex-commandant, un des chefs de l’OAS, il va s’échapper une fois de plus, l’avocate libérée grâce à lui, il est poursuivi jusqu’en France par les membres de l’OAS, qu’il a trahi.

Alain Cavalier va ensuite adjoindre au récit une histoire d’amour impossible entre Thomas et Dominique/l’avocate (le charme de Léa Massari). Traqué par les membres de l’OAS qui veulent sa peau, sur l’interminable chemin du retour chez lui (il n’a pas vu sa fille depuis six ans), Thomas s’arrête descend du train à Lyon et sonne à son cabinet d’avocate. Cet homme condamné par l’armée et l’OAS s’offre-a-t-il un peu d’amour avant une mort programmée?
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