
Vu lundi dernier les deux premiers épisodes de « Lilyhammer », une série très originale, hybride américano-novégienne, dans un style dont d’habitude je me méfie : la comédie policière car je n’aime pas trop le mélange des genres. Pourtant, ici, c’est drôle et assez finement observé, comment avec les méthodes maffieuses de Frank Tagliano importées en Norvège, mine de rien dans la vie quotidienne, on « simplifie les choses » dans l’existence d’un citoyen presque comme les autres…
Un ancien mafioso, Frank Tagliano, devenu un « repenti » après la mort de son boss pour avoir balancé son successeur à la police, a demandé à vivre en Norvège à Lillehammer ; une ville où eurent lieu les jeux olympiques d’hiver de 1994 qui l’ont tant fait rêver. Avec un nouveau passeport, une nouvelle vie démarre pour Frank sous le pseudonyme de Giovanni Henriksen. Mais la réalité de l’anonymat dans un pays étranger est douloureuse et pas seulement la neige et le froid et l’absence de confort dans une maison quelconque. Cependant, très vite, les bonnes vieilles habitudes vont reprendre le dessus. Afin d’ouvrir un bar, Frank/Giovanni fait chanter le formateur de l’agence pour l’emploi avec des photos compromettantes. Tombant amoureux d’un prof de norvégien sans emploi, il l’impose à l’agence. Malheureusement, Frank, voisin du chef de la police locale, une femme sympa un peu bornée, a fait une erreur psychologique en refusant d’engager dans son bar tout neuf le groupe rock amateur de l’adjoint de la police qui voudra se venger…