
Ces nuits d’été sont assez frisquettes, c’est un film discret, en demi-teinte, la douceur banale, ronronnante, de la fin des années 50 en province. Michel, notaire, notable provincial, son épouse, Hélène, et leur fils forment une famille exemplaire.
Cependant, Michel possède un secret : il passe tous ses WE dans leur maison de campagne où il devient Mylène en compagnie de Jean-Marie/Flavia, ancien camarade de régiment, dont il est très proche. Sous leur impulsion, la terne maison de campagne devient la « Villa Mimi’, point de ralliement d’une communauté d’hommes jouant librement à être des femmes ; mais leur modèle n’est pas celui pas celui de femmes libérées, bien au contraire, ils jouent à être des « femmes au foyer » exécutant des tâches domestiques, banales : prendre le thé, jardiner, repasser, jouer au Scrabble.
En toile de fonds, 1959, la guerre d’Algérie dont on parle à mots couverts…
(3,5 / 5)