
Un thriller minimaliste, intimiste, quasi métaphysique, sans aucune approche psychologique. Le film est factuel : Michel, jeune homme qui vient d’essuyer un échec amoureux, voit par hasard un homme en tuer un autre : c’est à la tombée du jour au bord d’un lac, lieu de drague gay très fréquenté dans la journée.
Les berges du lac et la forêt la bordant sont montrées de manière très sensuelle, le bruit du vent, des pas, les changements de luminosité, un paysage beau et calme mais potentiellement menaçant à cause des ces petites variations d’atmosphère. Les voitures garées en lisière du bois, parmi elles, une voiture rouge faisant tâche qu’on remarquera par la suite… Michel, inconnu des habitués du lieu, trop bronzé, trop beau, archétype du séducteur, est le tueur de la veille, Franck le sait et entamme avec lui une liaison passionnée malgré ou à cause du danger.
Un homme entre deux âges, seul et solitaire, qui passe ses journées de vacances à regarder le lac, s’est lié à Franck qu’il considère comme un ami potentiel, lui qui n’en a jamais eu. Habillé quand les autres sont nus, hétérosexuel quand les autres sont homosexuels, cet inconnu triste va prévenir Franck que Michel a un regard dangereux, ignorant que l’autre est au courant.
(4 / 5)