Un comédien sexagénaire et dépressif sur la touche, autrefois un des plus acteurs de théâtre de sa génération. Simon Axler (Al Pacino) a surtout perdu l’essentiel vital, l’estime de lui-même, il ne mémorise plus ses textes, il joue faux et s’en rend compte. Que reste-il se son légendaire talent de se glisser dans la peau d’un personnage? Ayant tout perdu, son public, son épouse, Axler plonge dans la dépression jusqu’à songer au suicide…
Quand le film débute, il répète face à son miroir, se rend compte plus ou moins qu’aucune manière de jouer ne fonctionne, mi-lucide, mi-crédule, il monte néanmoins sur scène. Lors d’une représentation, il finira par tomber dans la fosse d’orchestre, cauchemar ou réalité?
Dans une clinique psychiatrique, Simon rencontre Sybil, une bourgeoise qui croyait sa famille idéale jusqu’à ce qu’elle trouve son mari en train de violer leur petite fille. Sybil alors se met en tête de recruter Simon pour tuer son mari.
Fuyant l’une, il va en rencontrer une autre : Pegeen (Greta Gerwig), une jeune femme lesbienne de 30 ans dont la compagne vient, sans la consulter, de se faire opérer pour devenir un homme. Pegeen, en vérité la fille d’une actrice que Simon a (bien) connue autrefois, était amoureuse du grand comédien quand elle avait huit ans… Renonçant à son homosexualité, la jeune femme va bouleverser la vie triste et bien rangée de Simon jusqu’à notamment le mettre en difficulté financièrement. Mais cette tornade de jeunesse et de désir redonne vie à Simon. Un certain temps, puisque la vraie vie de Simon, c’est la fausse, celle de « performer » au théâtre…
(3,5 / 5)