
Ce film magnifique aurait sans doute dû avoir la Palme d’or au dernier festival de Cannes. Il a obtenu le prix du jury. Le réalisateur y avait déjà présenté «Le Bannissement» en 2007. Il y reviendra avec «Elena» en 2011 également primé à Cannes (section Un Certain regard).
Un couple sur le point de divorcer se dispute sans cesse jusqu’à se détester et cherche à mettre en vente leur appartement. La présence de leur fils Aliocha, 12 ans, ne les intéresse ni l’un ni l’autre, d’ailleurs, aucun n’a envie d’en avoir la garde. Boris est déjà en couple avec une jeune femme qui attend un enfant de lui. Genia fait des projets avec l’homme aisé qui va l’épouser et lui assurer un train de vie meilleur. La mère indigne va jusqu’à confier qu’elle n’a jamais aimé son mari, acceptant mariage et grossesse pour quitter la maison (sa propre mère est monstrueuse), et, que, dès sa naissance, elle avait eu aussitôt horreur de toute proximité avec le nouveau-né. Le pauvre Aliocha pleure parfois tout seul, aucun des deux n’y prête attention. Mais, un jour, il disparaît… Le premier réflexe du père est d’envisager de lui mettre une dérouillée à son retour, s’esclaffant «Putain, il nous aura tout fait!»

La police comprend rapidement l’isolement de l’enfant au désintérêt des parents, sa recherche est confiée à un groupe de bénévoles…

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