

Ce film porte bien son nom : huis-clos oppressant type théâtral (un lieu d’où ne cesse de rentrer et sortir) où un baratineur, pot de colle, charmeur et infidèle, ne quittera pas le domicile pseudo-conjugal sans argent, un véritable hold-up plaidé par un bon avocat.
Difficile de juger le film sur la forme tant le fonds est horripilant : sobre et factuel, il aborde en prenant son temps un des problèmes masqués de notre société : l’absence de droits de la femme vivant en union libre.
On prends le cas le plus radical : un couple en concubinage depuis 15 ans, deux filles, lui n’a pas un sou et accumule les dettes, elle travaille et renfloue régulièrement son compte en banque au rouge, pas de traces de ces transactions. De ces dons. Lui a retapé l’appartement qui appartient à sa compagne er estimé que ça vaut de l’argent. Beaucoup d’argent.

Bien qu’il l’ait trompée et qu’elle décide de se séparer, il s’incruste, longtemps, le spectateur est crédule : cet homme regrette, il bichonne ses filles, il séduit à nouveau sa compagne, il propose un rabibochage, comme il n’a nulle part ou dormir, elle lui octroie des jours pour s’occuper des filles. Il prend de plus en plus de place, insupportable.
Quand il comprend que c’est fini, il pose les cartes sur table, il ne quittera pas cet appartement si il n’a pas la moitié de sa valeur à la vente.
(3,5 / 5)