Jeudi 2 avril, j’ai été conviée à visionner deux documentaires de la série doc « Couples mythiques du cinéma » dans le cadre d’une soirée OCS au cinéma L’Arlequin à Paris en présence des trois réalisateurs de ces six films. La chaîne avait choisi deux films, deux couples symbolisant l’harmonie conjugale avec, en tête de liste, presque 50 ans de mariage, Paul Newman et Joanne Woodward et, ensuite, Humprey Bogart et Lauren Bacall. Soit dit en passant, ce qui m’a frappé, c’est que l’un et l’autre étaient déjà mariés quand ils rencontrent la femme de leur vie.
J’ai visionné ensuite deux autres films qui me tentaient davantage où la vie n’est pas un long fleuve tranquille… En premier lieu, l’histoire la plus touchante, tragique, est celle du couple anglais parfait que formaient Laurence Olivier et Vivien Leigh, en apparence… Puis, le doc sur le couple explosif de Liz Taylor, mon actrice fétiche, avec Richard Burton qu’elle épousa deux fois.
PAUL NEWMAN/JOANNE WOODWARD
Paul Newman abandonne épouse et enfants quand il rencontre Joanne Woodward (« celui-là, il me le faut! », dira-t-elle…), il est un des piliers de l’Actor’s studio, elle étudie dans une autre école mais l’actrice qui monte, c’est elle, à l’époque, Paul Newman n’est pas connu. Pourtant, c’est lui qui deviendra une star alors qu’elle était meilleure actrice que lui (au début au cinéma, dans des films comme « Marqué par la haine » (1956), il surjoue, ayant du mal à se débarrasser des tics et de la gestuelle exagérée du théâtre, elle est plus naturelle). La carrière de Joanne W s’envole avec « Les Trois visages d’Eve » (1957) mais on y célèbre plus son talent que son sex-appeal. Frustrée quand Paul Newman devient une star, un personnage en soi (alors que Joanne Woodward est , au contraire, une actrice au service de ses personnages), pour elle, il se fait réalisateur, notamment avec ce drôle de film « De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites » (1972). En 1978, le fils de Paul Newman d’un premier mariage meurt d’une overdose, c’est le drame de sa vie… Ensemble, ils créent en 1980 « The Scott Newman fondation ». On a la nette impression que Joanne Woodward a géré son couple comme une petite entreprise avec une intelligence aiguisée (toute la famille habite dans le Connecticut, loin des paillettes de Hollywood, elle alterne vie de famille et vie professionnelle, soutient inconditionnellement son mari devenu une star exposée).

HUMPREY BOGART/LAUREN BACALL
L’histoire de la rencontre entre Humphrey Bogart et Lauren Bacall est plus connue, issu d’un milieu aisé, il a 44 ans, marié pour la troisième fois à une névropathe, malheureux, elle a 19 ans, d’origine modeste, découverte par Diana Vreeland, mannequin occasionnel pour Harper’s Bazaar. Leur couple durera 13 ans jusqu’à la mort de Bogart en 1957. Le doc dit de Lauren Bacall qu’elle a créé un personnage de femme fatale avec humour, ce qui n’est pas banal. Avant elle, Bogart jouait des méchants qui finissaient mal, reprenant deux rôles dont George Raft n’avait pas voulu (« Le Faucon maltais », 1941 et « Casablanca », 1942). Quand Bogart tourne »Le Port de l’angoisse » (1944) avec Lauren Bacall, c’est le coup de foudre bien qu’au départ l’acteur n’était pas ravi qu’on ait casté une débutante. Ensemble, ils tourneront 4 films dont l’hermétique »Le Grand sommeil » (1946), « Les passagers de la nuit » (1947), « Key Largo » (1948), la légende est en marche…

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