Cinéma du monde à Paris : Festival Brésilien et Festival Ukrainien

Réalisateur / Date de sortie
Paris, du 8 au 14 avril 2015
Affiche
Affiche Festival
Pitch
Du 8 au 14 avril à Paris, le 17° festival du cinéma Brésilien à Paris au cinéma L'Arlequin et la 1ième Semaine du cinéma Ukrainien à Paris à la Filmothèque du Quartier Latin.
Notes

J’ai assisté cette semaine aux ouvertures de deux festivals « du monde », évasion assurée…

Primo : mardi dernier, l’ouverture privée du 17° Festival du cinéma Brésilien à Paris (ouverture au public 8/14 avril), au cinéma L’Arlequin avec  le film « Trinta » du réalisateur Paulo Machline (photo à la Une de cet article) très émouvant et qui a fait couler bien des larmes dans la salle, qu’on soit Brésilien ou Français amoureux/curieux du Brésil. Qui était Joao Trinta? Un génie controversé, né à Sao Luis dans le Nordeste, qui a non pas inventé mais ré-inventé le festival de Rio, lui donnant une dimension internationale, transformant un phénomène local en événement mondial. Ancien danseur du corps de ballet du Théâtre Municipal de Rio de Janeiro, Trinta, frustré de ne pas être une vedette, va remplacer au pied levé le « carnavalesque » (responsable de la section carnaval) d’une école de Samba (on sait que chaque école de Samba, le plus souvent située dans une Favela, possède un hangar dédié aux costumes du Carnaval et prépare, chaque année pendant des mois, son passage sur un char au Carnaval de Rio, pour ne pas dire que, pour beaucoup de Cariocas des quartiers populaires, c’est l’apogée de leur année). Le film plonge le spectateur en immersion dans le compte à rebours (J-180) de la préparation du carnaval dans le quartier de Salguiero. On est en 1973, Trinta pioche dans la mythologie de  sa région natale du Maranhão qu’il recycle pour créer un show d’avant-garde (l’apogée du travail de Joao Trinta sera ensuite le Carnaval de Rio de 1989). Quelle émotion quand Trinta remplace des sambas un peu convenues par des percussions Bahianaises ou/et tribales qui vous électrisent depuis votre fauteuil de cinéma. Bien que le film fasse impasse sur les dernières années misérables de Joao Trinta, il meurt en 2011 après avoir été rapatrié à Sao Luis où il a retrouvé un statut culturel.

« Trinta » de Paulo Machline

 

Secundo : mercredi 8 avril, trois événements pour lancer la 1ère Semaine du cinéma Ukrainien à Paris (8 au 14 avril) : une conférence de presse et un cocktail là l’ambassade d’Ukraine à Paris en présence du ministre des affaires étrangères, la projection vers 20h à la Filmothèque du Quartier Latin du film d’ouverture : « L’argument Ukrainien » de Sergiy Masloboychschilov, documentaire sans effets esthétiques particulier, factuel, presque austère, cependant politisé du fait de la démarche d’immersion au coeur d’une manifestation majeure de résistance des Ukrainiens, l’occupation de la place Maïdan à Kiev, lieu de rassemblement des manifestants (Révolution orange en 2004, événements de l’hiver 2013-2014, ici dans le doc), un film focalisé sur les interviews des Ukrainiens parlant de leur vie, leur précarité, leur appartenance identitaire et leur espoir qui pourrait se résumer en quelques mots « mener un vie normale ».

 

« L’Argument Ukrainien »
Twitter
https://twitter.com/Cine_maniac/status/585545958966038528
Diffusion
site officiel du Festival du cinéma Brésilien ICI Twitter : @CineBresilParis FB : www.facebook.com/cinemabresiliendeparis Cinéma L'Arlequin rue de Rennes (Paris 6)   Programmation complète de la Semaine du cinéma Ukrainien ICI Filmothèque du Quartier Latin rue Champollion (Paris 2)

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Julivaldo