«Bomshell, Hedy Lamarr, from Extasy to Wi-Fi»

Réalisateur / Date de sortie
6 juin 2018
Affiche
Pitch
La tardive réhabilitation de l’actrice dite «la plus belle du monde» dont la beauté a occulté l’intelligence jusqu’à faire oublier ses découvertes scientifiques majeures.

Notes

Ce documentaire sur la vie d’Hedy Lamarr complète son autobiographie qui vient de paraître en France aux éditions Séguier. Hedy Lamarr, alors ruinée, a écrit ce livre en 1966 avec un seul angle d’attaque : relater ses ses mémoires amoureuses. Cependant, en commun avec ce doc, elle y parle de son enfance et sa jeunesse à Vienne quand elle s’appelait encore Hedwig Kiesler, de sa rencontre avec Louis B Mayer à Londres qui lui signera un contrat pour Hollywood. Pas mal d’informations sont redondantes, en fait.

Et pour tout dire, hormis Hedy Lamarr inventrice (ce qui n’est pas rien!), des informations capitales sur son potentiel d’inventrice qui la conduira à déposer avec le compositeur George Antheil un brevet durant la seconde guerre mondiale (pas utilisé à l’époque par l’armée), «le système Lamarr», exhumé beaucoup plus tard, système de codage des transmissions et aujourd’hui principe du GPS et du Wi-Fi, une découverte qu’elle occulte dans son livre ; hormis également sa pathétique vieillesse recluse, l’ancienne plus belle femme du monde, victime des ravages de la chirurgie esthétique, le doc ne révèle rien qu’on avait déjà lu.

Hedy Lamarr a passé son enfance et sa jeunesse à Vienne dont elle se languira toujours. Sa famille aisée et cultivée a la malchance d’être juive peu avant l’avènement d’Hitler, les droits des juifs réduits un peu chaque jour, son père adoré en mourra d’une crise cardiaque. Auparavant, Hedy Lamarr aura le temps de tourner dans «Extase» en 1933, un film qui fera scandale bien au-delà de Vienne car elle y simule un orgasme et se promène nue dans une rivière. Ensuite, elle épouse le richissime Fritz Mandel, marchand d’armes pro-nazi. Une prison dorée dont elle s’échappe pour Londres. La suite est connue. rebaptisée Hedy Lamarr par Mayer, elle est alors sous contrat à la MGM. Elle devient une star avec «Casbah» (1938) avec Charles Boyer. Mais on lui propose peu de rôles intéressants. Peu mondaine, elle passe ses soirées chez elle à mettre au point des inventions comme ces pastilles effervescentes de Coca-Cola destinées aux soldats. Elle termine sa carrière cinématographique par un immense succès d’un box-office «Samson et Dalila » (1949) de Cecil B de Mille.

Mariée et divorcée six fois, elle finit sa vie sur la côte ouest, oubliée d’Hollywood qui l’a adulée, ruinée, en ne faisant plus la une des journaux que pour le scandale de vols à l’étalage. Puis, défigurée par trop opérations esthétiques dont les dernières ont mal tourné, elle ne veut plus être vue, s’enferme et refuse même des visites de sa famille.

 

 

 

 

 

Note du film
3 out of 5 stars (3 / 5)
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Julivaldo