
Une quadragénaire prénommée Margaux se rend à l’enterrement de son ancienne meilleure amie, Esther, qu’elle a perdu de vue depuis vingt ans. Débarquant, habillée en rouge vif, de Lyon à Paris en train, elle se rend dans un hôtel où les dessus de lits sont rouge (la réalisatrice jour beaucoup avec les couleurs en surlignant les personnages). En parallèle, Margaux, 20 ans, habillée d’un bleu foncé intense qu’on est obligé de remarquer, claque la porte d’une boutique où elle était employée. Par un hasard heureux ou malheureux…, ces deux femmes se rencontrent lors d’une soirée plutôt jeune où le miroir de la salle de bains leur renvoie leurs images, la femme en rouge de 45 ans et la jeune fille en bleu de 20 ans. « C’est moi dans 20 ans » anticipera Margaux en se confiant à Esther. À partir de cette rencontre, assumée plus ou moins par les deux partis, le film se gâte et devient peu crédible…

La réalisatrice filme alors les deux actrices/personnages ensemble, la plus âgée chaperonnant la plus jeune, essayant de lui éviter les embûches tout en lui prédisant un avenir qui n’est d’autre que le passé qu’elle a vécu. Peu à peu, comprenant et acceptant… qu’elles sont la même femme à deux âges de la vie, les couleurs se mélangent, le bonnet rouge de l’une sur la tenue bleue et vice-versa (toujours ce jeu avec les couleurs…), assises sur un télésiège, par exemple.
Il fallait bien un séducteur dans l’histoire… ce sera Marc (Melvil Poupaud), la plus vieille l’a quitté et le regrette, la plus jeune est sur le point de succomber, passé oblige…
(2,5 / 5)